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Pétition en regard du projet de Loi 28

Monsieur le Ministre,

    Bien que nous comprenions la nécessité de corriger les finances publiques, nous nous interrogeons sur les raisons qui ont motivé le projet de couper si substantiellement dans les honoraires des pharmaciens. La plupart des autres professionnels du réseau de la santé subiront soit des gels salariaux ou l’étalement d’augmentations de rémunération négociées.

    En tant que  pharmaciens, et ce peu importe le milieu de pratique (salarié, propriétaire, en établissement de santé ou autre), nous ne pouvons rester à l’écart des discussions actuelles puisque ces décisions budgétaires auront des impacts importants non seulement sur les revenus des pharmaciens propriétaires, les employeurs,  mais surtout sur les services aux patients et aussi sur le marché de l’emploi et les conditions de travail des pharmaciens.  

    Ici au Saguenay Lac St-Jean, les pharmaciens initient les médicaments pour traiter les nausées et vomissements chez la femme enceinte, ils initient aussi les multivitamines prénatales grâce à une ordonnance collective.  Cette façon de travailler a permis de mieux utiliser le temps des professionnels en place tout en offrant un meilleur service à cette catégorie de patientes et surtout de leur permettre d’avoir accès  aux traitements avant un premier rendez-vous avec leur médecin. De plus, le pharmacien analyse 
le profil et réfère plus rapidement des patientes chez qui il identifie une problématique.  Ce projet est un exemple de réforme pouvant profiter à notre réseau de la santé.  Mais avec les coupures annoncées, nous sommes inquiets, Monsieur le Ministre, inquiets pour ce service qui a profité à tant de femmes de notre région et qui a permis de dégager du temps médecin pour traiter des cas pour lesquels leur expertise est nécessaire.

    De plus, nous vivons dans notre région une  pénurie de médecins plus sévère  qui  a nécessité la collaboration des pharmaciens dans la prolongation d’ordonnances pour des durées plus longues voire parfois indéterminées. Dans ces cas, une surveillance de la thérapie est bien nécessaire puisque le suivi médical est impossible pour le moment.  Bien sûr le travail du pharmacien ne remplacera pas  l’évaluation que ferait un médecin, néanmoins avant de prolonger le pharmacien doit s’assurer que cette prolongation ne provoquera pas de préjudice au patient.  Ce n’est donc pas un acte banal de prolongation mais bien un travail de surveillance qui porte sur l’efficacité, l’innocuité  et l’adhésion au traitement.

    Les pharmaciens de notre région sont prêts à faire plus pour mieux servir la population.  Ils se sont formés, ont adapté leurs pratiques et leur environnement de pratique.  Malheureusement l’annonce du projet de loi 28 menace cette contribution qui est si précieuse tant à la population qu’aux différents professionnels du milieu, avant tout les médecins.

    Nous souhaitons que les décisions  budgétaires qui seront finalement prises prennent en considération les contributions essentielles des pharmaciens, permettant aux patients et au système de santé de tirer un profit maximal de nos compétences et de nos interventions.Monsieur le Ministre, nous sommes fiers d’être pharmaciens.  Les patients reconnaissent chaque jour le travail que nous accomplissons.  Nous trouvons bien démotivant le manque de reconnaissance actuel  de la contribution de notre travail au maintien de la santé de la population.

    En espérant sincèrement une révision de votre position actuelle,

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Signataires